Mise à jour des compétences : une responsabilité qui incombe aux employeurs

Les Canadiens jugent que c’est à l’employeur de financer les formations d’acquisition des compétences des salariés. C’est en effet ce que révèle le dernier rapport réalisé par WorkMonitor de Randstad.

La pénurie de main d’œuvre qualifiée est l’une des préoccupations majeures des employeurs canadiens. Pour pallier cette difficulté, le gouvernement fédéral a mis en place plusieurs programmes, à l’instar de la Subvention canadienne pour l’emploi qui entrera en vigueur en 2017 et qui financera pour moitié les coûts de formation et de perfectionnement relatifs aux compétences de la main d’œuvre. Toutefois, s’agissant du financement de la mise à jour des compétences, la question de savoir si c’est à l’employeur ou à l’employé de mettre la main à la poche n’a pas encore été tranchée.

Assurer le maintien des compétences

Pour les travailleurs canadiens, les coûts de mise à niveau des compétences doivent indubitablement être supportés par l’employeur. Pour preuve, 91% des personnes interrogées dans le cadre de l’étude réalisée par WorkMonitor de Randstad dans 32 pays répartis sur les continents asiatique, américain, européen et dans le Pacifique, estiment que c’est bien à l’employeur d’assurer l’adéquation des compétences des salariés avec les prérequis du poste. Les Canadiens sont les plus nombreux, parmi les sondés interrogés dans le cadre de ce rapport, à souhaiter que l’employeur assure le maintien de leurs compétences. A contrario, ils sont les moins nombreux à considérer qu’une formation puisse impacter ultérieurement leur emploi, leur chiffre s’élevant à 57%.
S’agissant des compétences numériques en revanche, 67% des répondants canadiens estiment qu’elles pourront avoir des répercussions dans leur travail. Et ils sont 9% de plus à penser que les aptitudes sociales seront de plus en plus importantes dans leurs fonctions à l’avenir. Enfin les salariés canadiens sont 81% à être convaincus que l’expérience jouera aussi un rôle déterminant dans leur emploi.

Des attentes plus importantes

Le rapport dévoile également que les attentes des travailleurs canadiens à l’égard de leur employeur sont plus importantes qu’il y a quelques années. Ainsi 83% des personnes interrogées trouvent que les expectatives de leur entreprise à leur égard sont plus grandes aujourd’hui qu’il y a cinq ans. Par ailleurs, deux tiers des travailleurs, soit 65%, indiquent que les prérequis de leur poste ont changé de manière significative depuis cinq ans. De plus, 70% d’entre eux croient que leur poste sera plus exigeant dans les cinq prochaines années. Néanmoins, ils ne sont plus que 28% à penser qu’ils ne seront pas capables de répondre aux demandes engendrées par leur emploi. En revanche, 95% feront tout ce qui est en leur pouvoir pour répondre aux besoins de leur fonction.


De leur côté, les employeurs considèrent que l’expérience de leurs salariés a un rôle plus important aujourd’hui qu’il y a cinq ans, pour 78% d’entre eux. De plus, 76% estiment que la formation et la mise à niveau des compétences des travailleurs est bien plus décisive actuellement. Enfin, 86% accordent beaucoup plus d’importance aux compétences numériques de leurs employés aujourd’hui que cinq ans auparavant.
 

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