Entrevue :Michèle Perryman

Entrevue :

Michèle Perryman, associée principale chez Perryman, Francisci & associés.

Jusqu'à tout récemment vice-présidente corporative de Transcontinental, elle a aussi été vice-présidente ressources humaines chez KPMG et chez Lévesque Beaubien Geoffrion (maintenant Financière Banque Nationale). Elle compte plus de 25 années d'expérience en gestion des ressources humaines auprès d'entreprises du secteur privé comme du secteur public. Présidente de l'Association des professionnels en ressources humaines de 1994 à 1997, elle a réalisé la fusion avec l'Ordre des conseillers en relations industrielles du Québec. Michèle Perryman en a surpris plus d'un cette semaine en annonçant qu'elle partait en affaires en recherche de cadres avec Nathalie Francisci, la présidente de Venatus conseil. La Toile des Recruteurs a rencontré Madame Perryman, désormais associée principale chez Perryman, Francisci & associés

Madame Perryman, qu'est-ce qui vous a amené a un tel changement de carrière ?
Après avoir oeuvré dans des milieux aussi divers que les secteurs financiers, des médias, manufacturiers et le monde universitaire, je ne crois pas être prétentieuse en affirmant que j'ai relevé plusieurs défis en matière de gestion des ressources humaines. Au cours de toutes ces années, j'ai toujours recruté, sélectionné et travaillé à la formation d'équipes de travail performantes.

Pourquoi la recherche de cadres ?
La formation d'équipes performantes, c'est le fondement de toute organisation qui veut progresser dans notre monde de vive concurrence. Je pense que mon expérience à des postes de gestionnaires me donne une longueur d'avance dans la compréhension des attentes et des contraintes des organisations, dans le rôle conseil qu'il faut exercer auprès des dirigeants qui désirent s'adjoindre de nouvelles ressources. C'est une décision qui est venue tout à fait naturellement.

N'aurait-il pas été moins risqué de tenter l'aventure au sein d'un cabinet déjà bien établi plutôt que d'en créer un compte tenu de la conjoncture ?
J'avais envie d’être responsable du succès de mon entreprise. Autrement dit, la vie a fait que je me suis retrouvée au service de grandes entreprises fondées et dirigées par d'autres. Probablement que mon passage chez Transcontinental a réveillé en moi le désir d’être entrepreneure.

Pourquoi s'être associé avec Nathalie Francisci ?
Parce que j'avais eu l'occasion de travailler avec elle précédemment. Je lui avais donné des mandats dans deux autres vies, c'est-à-dire chez KPMG et chez Transcontinental. Sachez que lorsque je donne des mandats à des consultants, je suis très exigeante dans le choix des ressources professionnelles. Par ailleurs, je crois que nous nous complétons bien et nous partageons la même philosophie de gestion. La qualité de vie est importante pour nous et la qualité du travail aussi. Je l'ai identifiée comme une jeune femme qui constitue la relève en matière de recherche de cadres au Québec actuellement. C'est moi qui lui ai téléphoné pour lui proposer une telle association. J'avoue qu'elle a été elle-même surprise.

Comment a réagi votre entourage en apprenant votre décision de vous lancer en recherche de cadres ?
Ceux que je côtoie de près n'ont pas été étonnés. C'est un discours que je tiens depuis un certain temps déjà. Les autres réagissent en disant: avec tous les contacts que tu as.. et ajoutent que mon expérience en entreprise sera un atout.

Que va proposer exactement Perryman, Francisci & associés par rapport à Venatus conseil ?
Le créneau sera celui de la recherche de cadres supérieurs. Nous offrirons aussi des conseils en planification, en gestion de la relève et en coaching. J'ai déjà un mandat de diagnostic ressources humaines et on me demande d'élaborer un plan d'actions pour la suite des choses. C'est certainement des services conseils pour lesquels je suis bien préparée. Quant à Venatus Conseil, ils sont surtout spécialisés dans la recherche de cadres et de professionnels en finance, en comptabilité et en gestion.

Comment compter vous vous démarquer de la compétition ?
En offrant justement une valeur ajoutée qui est celle d'une gestionnaire qui connaît bien les besoins des entreprises pour y avoir oeuvré et en offrant aussi des services conseils connexes, ce qui constitue une approche plus intégrée.

En quoi le rôle de la fonction ressources humaines a t'il changé et quels sont désormais ses mandats et ses défis ?
On demande de plus en plus aux professionnels en ressources humaines d'aligner leurs pratiques sur les réalités d'affaires. Toutes les entreprises ne se sont pas dotées d'un plan stratégique dûment établi qui permet de le faire facilement. Cependant, il s'agit de se coller aux objectifs et aux réalités opérationnelles de l'entreprise afin de décoder les besoins. Naturellement, attirer et retenir les meilleures ressources dans un contexte de vive concurrence et d'incertitude est aussi une priorité qui est fondamentale et que l'on commence même à identifier comme société.

Vos sites préférés sur la toile ?
Les sites qui me permettent de préparer des voyages…

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