Sage, Statistique Canada, Right Management, gouvernement, ALLIES, Microsoft

L'humeur des entreprises canadiennes… au beau fixe

D'après l'index de confiance établi par Sage en février 2012, les 2 278 entreprises canadiennes interrogées se déclarent globalement optimistes. Optimisme dû à une bonne santé financière, puisque 70 % d'entre elles ont enregistré un chiffre d'affaires stable ou en hausse lors des six derniers mois. En ce qui concerne leurs perspectives sur les six prochains mois, elles se déclarent encore plus confiantes qu'à l'été 2011. Quelques inquiétudes toutefois, notamment l'inflation et l'augmentation du prix de l'énergie pour 51 % d'entre elles.
Quant à l'état de l'économie du pays, les entreprises canadiennes sont optimistes et ont noté une reprise au cours des six derniers mois. A contrario, elles demeurent pessimistes en ce qui concerne l'économie mondiale, mais restent plus confiantes (index de 45,43) que leurs homologues des Etats-Unis (42,74), et que la plupart des pays de l'Union Européenne, avec 43,98 pour le Royaume Uni et 39,69 pour l'Espagne.

Marché de l'emploi : une reprise spectaculaire

D’après Statistique Canada, 82 300 emplois nets ont été créés en mars dernier alors que les prévisions des analystes n'atteignaient que le chiffre de 10 000. Une croissance qui a particulièrement profité au Québec et à l'Ontario puisque ce sont respectivement 46 000 et 36 000 emplois qui y ont été créés. Des reculs ont par ailleurs été constatés dans certaines provinces, avec une baisse de 5 700 emplois au Nouveau Brunswick et de 2 900 en Nouvelle-Ecosse. Cette reprise de l'emploi, la plus importante enregistrée depuis septembre 2008, a ainsi fait diminuer le taux de chômage, passé de 7,4% à 7,2%.
Les emplois concernent majoritairement le secteur privé pour des postes à temps plein dans tous les domaines d'activité. L'augmentation la plus importante a été enregistrée dans les secteurs de la santé et du social (32 000), et de l'information, de la culture et des loisirs (28,000).

La gestion de carrière autogérée gagne du terrain

Neuf employés sur dix se sentent plus autonomes vis à vis de leur carrière, d'après une étude menée par Right Management auprès de 363 salariés américains et canadiens. A la question "La faiblesse prolongée du marché du travail vous a-t-il rendu plus autonome sur la gestion de votre carrière?", 66% répondent "Oui, définitivement" et 23% "Oui, un peu". De tels résultats auraient sans doute été différents il y a dix ans, alors que le concept de gestion de carrière autogérée était peu connu. Pour les employés, gérer sa carrière ne signifie pas uniquement quitter son emploi actuel pour un autre. Cela peut aussi vouloir dire l'inverse, à savoir rester dans l'entreprise tout en étant à la recherche de nouvelles opportunités de carrière.

Les droits des travailleurs vieillissants non respectés ?

En décembre 2011, le gouvernement du Canada a abrogé l'article de la Loi canadienne sur les droits de la personne permettant aux employeurs sous réglementation fédérale d'imposer la retraite obligatoire. Mais avant son application définitive, le gouvernement a prévu une période de transition d'un an, qui pourrait conduire à des dérives. Certains articles seraient récemment parus dans la presse; faisant état d'employeurs prêts à profiter de cette année pour forcer leurs employés vieillissants à partir à la retraite avant qu'ils ne l'aient décidé. La Commission canadienne des droits de la personne a rapidement répliqué en mettant en garde les employeurs tentés par de tels agissements.

Les compétences des travailleurs immigrés sous-utilisées

Selon un rapport d'ALLIES (Assisting Local Leaders with Immigrant Employment Strategies), les petites et moyennes entreprises sous-utilisent les compétences et les talents des travailleurs immigrés, alors qu'elles doivent souvent faire face à une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Le rapport met en avant quelques recommandations pour faciliter la rencontre entre ces entreprises et les travailleurs immigrés : la réalisation d'une campagne de communication pour promouvoir les compétences de ces travailleurs et la mise en place de programmes et de services à l'intention des PME pour aider à l'intégration de cette main-d’œuvre.

Les patrons peu convaincus par les vertus du travail flexible

Alors que de nombreux employés demandent de plus en plus des arrangements pour travailler de manière flexible, leurs employeurs semblent encore peu convaincus. D'après l'étude menée par Microsoft Canada, seul un patron canadien sur quatre pense que le travail à la maison a un réel impact sur la productivité de ses employés. Un avis que ne partagent pas les employés justement, puisqu'ils sont 55% à se sentir plus efficaces en travaillant à distance. Ce qui n'empêche pas les dirigeants de soutenir ce nouveau modèle (42%). Le travail flexible a de plus en plus de succès auprès des employés. Les raisons invoquées sont nombreuses. Il leur permet notamment de finir les tâches qu'ils n'ont pas pu finir au bureau (48%), de fuir les distractions (44%) et d'être plus productifs (35%).

Articles récents par
Commentaires

Réseau d'emplois Jobs.ca