Jobillico gagne, LinkedIn perd…

L’entreprise de recrutement en ligne Jobillico a obtenu un financement de 8 millions $, annonçait-elle le 1er février dernier. Complétée par l’apport d’investisseurs privés, cette somme provient essentiellement de son nouveau partenaire, Capital régional et coopératif Desjardins (CRCD).

 

L’investissement permettra à l’entreprise de Québec d’accroître son expansion dans le reste du Canada. Fondée en 2010 à Québec, Jobillico possède un bureau à Toronto depuis l’an dernier. Depuis deux ans, elle a doublé son effectif : elle compte aujourd’hui une soixantaine d’employés dans la Vieille-Capitale et une quinzaine dans la Ville-Reine.

La progression de ses utilisateurs atteste de son succès : 6 000 entreprises et plus de 650 000 candidats à l’emploi ont recours aux services de Jobilllico pour recruter un candidat ou décrocher un emploi. Sa plateforme reçoit quant à elle plus de 16 millions de visiteurs par année.

À court terme, Jobillico a l’intention de consolider sa présence dans le marché de la recherche d’emploi au Québec de même que de poursuivre son expansion sur le marché ontarien, a indiqué un porte-parole de l’entreprise.

De son côté, CRCD s’est montré ravi de contribuer au développement de l’entreprise de recrutement. « Notre investissement aidera Jobillico dans sa croissance et affirme notre désir de bâtir un secteur technologique au Québec capable de rayonner partout au Canada », a dit Luc Ménard, vice-président principal, Investissement chez Desjardins Entreprises Capital régional et coopératif.

 

LinkedIn : du plomb dans l’action

Ironiquement, les choses vont beaucoup moins bien pour le réseau social professionnel LinkedIn. Le 5 février dernier, l’action de l’entreprise californienne mettant en lien, entre autres, candidats et recruteurs a perdu 44 % de sa valeur… soit l’équivalent de la capitalisation totale d’un autre réseau social populaire, Twitter.

Pourtant, en décembre dernier, LinkedIn revendiquait 414 millions d'utilisateurs, soit un gain de 18 millions en trois mois et de 67 millions en un an.

Ses prédictions pour 2016 établissent toutefois le constat qu’il lui sera impossible de faire mieux cette année. Jugées décevantes par certaines agences de cotation, telles Barclays et JPMorgan, qui ont dégradé la cote de LnkedIn, ces prévisions pessimistes contribuent aussi à expliquer la glissade du titre.

Est-ce à dire que le marché de la recherche d’emploi par l’entremise d’un réseau social plafonne ? En raison du ralentissement économique mondial, les affaires de LinkedIn ont connu des jours meilleurs en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique et en Asie-Pacifique, reconnaît l’entreprise.

 

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