La richesse est créée, à quand le partage?

 

 

Créer la richesse avant de la partager, entend-on souvent. Cette richesse est créée, mais les profits en bénéficient beaucoup plus que les salaires au Canada.

« Les profits des entreprises atteignent des sommets historiques, alors que les salaires des travailleurs sont à leur plus bas niveau par rapport à la taille de l’économie », écrit le journaliste Éric Desrosiers dans Le Devoir du 29 août 2006.

Au début des années ’60, les salaires et autres avantages sociaux représentaient 50% du produit intérieur brut canadien. Proportion haussée à 56% au milieu des années ’70. Il a fléchi depuis pour passer sous la barre des 50% en 2005.

Les profits, quant à eux, suivent les cycles économiques. « Ils ont totalisé l’équivalent de 14% du PIB canadien en 2005, écrit le journaliste, soit autant sinon un peu plus que le précédent record enregistré en 1973. »

La tendance est encore plus marquée aux Etats-Unis. « Avec l’économie qui commence à ralentir, la présente période de croissance pourrait bien être la première depuis la Deuxième guerre mondiale à ne pas avoir apporté à la majorité des travailleurs une augmentation soutenue de leur revenu réel », rapportait le New York Times du 28 août.

Le journal américain mentionnait que les salaires n’avaient jamais compté aussi peu dans le PIB américain depuis que la mesure a été établie, en 1947. Quant aux profits, ils ne se sont jamais aussi bien portés depuis le milieu des années 60.

Mondialisation, faiblesse des syndicats, mises à pied et introduction des nouvelles technologies expliqueraient le phénomène, rendant ainsi les salariés moins revendicateurs.

Tous ne subissent pas les mêmes pressions à la baisse : les dirigeants d’entreprises et les travailleurs de haut vol dans les secteurs de pointe sont épargnés.

Source: Éric Desrosiers, "À qui profite la croissance économique", Le Devoir, 29 août 2006

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