Les 4 péchés capitaux du recrutement par les réseaux sociaux

Orgueil, paresse, luxure et avarice : voilà les quatre péchés capitaux à éviter lorsqu’on utilise les réseaux sociaux pour agrandir sa force de travail, selon Tony Restell, spécialiste du recrutement en ligne. On fait le tour de la question.

 

Orgueil

Trop souvent, les médias sociaux sont utilisés comme de simples plateformes de diffusion sans aucune caractéristique propre. Les compagnies spécialisées en recrutement y promeuvent des contenus génériques, dépersonnalisés et, en fin de compte, peu pertinents. « En ne ciblant pas de publics précis, ces organisations n’atteignent pas les candidats souhaités. Ratisser trop large n’apporte rien de bon à personne », constate Tony Restell.

Son conseil : définir qui sont les candidats ciblés, sur quels médias sociaux il est possible de les atteindre et ce qui est attendu d’eux. Et, surtout, ne pas tomber dans l’autopromotion à outrance, une invitation à prendre ses jambes à son cou aux yeux de nombreux prospects.

 

Paresse

Les contenus diffusés sur les médias sociaux doivent inciter les potentiels candidats à interagir de la manière désirée. Sinon, ils ne valent pas mieux qu’un site web « vitrine ». Afin d’optimiser leur taux de conversion, donc leur efficacité, Tony Restell suggère aux recruteurs de laisser parler leur personnalité. Autrement dit, de faire des efforts pour instiller de la chaleur humaine dans leur stratégie de recrutement par les médias sociaux.

Selon Rémi Lachance, président-directeur général de Proxima Centauri, une société-conseil spécialisée en gestion des ressources humaines, cela implique de produire des contenus qui vantent un certain style de vie autour du recrutement. « Ce qu’on veut, c’est bâtir une communauté à qui l’on s’adresse de manière ciblée et intelligente au lieu de l’inonder d’offres d’emplois », détaille-t-il.

 

Luxure

Une page Facebook avec des milliers de « J’aime », un profil LinkedIn suivi par des centaines de professionnels, des taux d’engagement parmi les plus élevés dans l’industrie : tous des signes qui témoignent de l’efficacité d’une stratégie marketing de ressources humaines. Or, comme l’avance le spécialiste du recrutement en ligne, il est facile de se complaire dans son succès. « Le mieux n’est pas l’ennemi du bien, fait-il valoir. Les médias sociaux nécessitent un travail de tous les instants. »

Des propos avec lesquels Rémi Lachance est on ne peut plus d’accord. « Tu peux avoir bâti un gros réseau, sans toutefois que ce dernier donne les résultats escomptés. Il n’y a jamais rien d’automatique », souligne-t-il. En matière de recrutement par les médias sociaux, une organisation n’est jamais aussi bonne que ses dernières performances.

 

Avarice

Souvent, une organisation gagne sciemment à ignorer une partie de son public sur les médias sociaux conquis afin d’atteindre les candidats potentiels. Ne l’oublions pas : le but de cette stratégie est de combler des postes et de générer des retombées, non pas d’accumuler toujours plus de popularité. Quelle est l’utilité d’envoyer un message générique à un échantillon de 800 suiveurs choisis plus ou moins au hasard alors qu’il est possible de contacter personnellement 25 candidats répondant au profil recherché ?

Rémi Lachance abonde dans le même sens. « Plusieurs entreprises courent après plusieurs lapins sans en attraper un seul bon, déplore-t-il. L’important n’est pas d’être vu par 100 000 personnes, mais bien par LA bonne personne. »

 

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