La raison no. 1 qui pousse les employés à démissionner

Quelle est la raison numéro 1 poussant les employés à démissionner ? Selon une étude de la firme Robert Half, spécialisée en dotation de personnel, c’est la faute du patron !

 

L’étude, publiée en septembre 2016 et intitulée « It’s Time We all Work Happy – The Secrets of the Happiest Companies and Employees », porte sur l’ensemble des facteurs influençant le bonheur au travail. 

La firme a évalué 12 000 travailleurs aux États-Unis et au Canada, en considérant des personnes de tous les groupes d’âge, niveaux d’expérience et industries. Les résultats ont permis d’établir six facteurs clés qui influencent le degré de bonheur et de satisfaction au travail.

Tous les doigts pointent dans la même direction

Premièrement, l’employé heureux se sent à sa place, c’est-à-dire dans un poste qui lui convient, dans une entreprise qui lui convient. Deuxièmement, le sentiment d’autonomisation (empowerment) de l’employé est important. Troisièmement, un employé heureux se sent apprécié. De plus, son travail est intéressant et porteur de sens. Il a l’impression d’être traité de façon juste et finalement, il a des relations positives avec ses collègues.

Ces facteurs sont tous directement liés aux responsabilités des cadres et des patrons. En effet, ce sont ces derniers qui recrutent les employés et leur expliquent leur rôle, qui créent des conditions où les employés peuvent exercer un certain contrôle sur leur travail et se sentir autonomes, qui leur donnent des signes d’appréciation, qui établissent des règles équitables et qui peuvent favoriser un milieu de travail sain où les employés s’entendent bien. Les organisations où les patrons échouent à créer ces conditions gagnantes sont plus susceptibles d’avoir des employés qui partent parce qu’ils sont malheureux au travail.

L'art de donner l'exemple

L’étude de Robert Half inclut donc des conseils appropriés pour la réalisation de chacun de ces six facteurs. Pour qu’un employé se sente à sa place, il faut d’abord prendre soin de recruter des personnes dont le profil semble convenir à la culture organisationnelle, et leur expliquer clairement les attentes. Un patron intelligent saura également offrir le soutien adéquat à ses employés afin que ces derniers sentent que l’organisation est derrière eux, mais qu’ils ont une certaine autonomie et un contrôle sur leur travail. À cet égard, il est important d’éviter la micro-gestion. En ce qui concerne l’appréciation, le patron doit apprendre l’art de faire des commentaires positifs qui soient précis et mesurés. Des commentaires trop vagues ou trop fréquents n’auront pas l’impact souhaité.

Pour ce qui est d’avoir un travail stimulant et significatif, bien sûr que tous les postes ne sont pas créés égaux ! Cependant, l’employé peut donner plus de sens à son travail, même le plus banal, si on lui fait comprendre que ce travail est essentiel au succès de l’organisation en lui expliquant pourquoi. En ce qui concerne la justice et l’équité, le rôle des gestionnaires est évident, puisque ce sont eux qui déterminent le gros des conditions de travail et le traitement qu’ils accordent à chacun. La transparence est importante dans ce contexte, pour que chaque employé sache ce qu’il peut faire afin d’améliorer ses conditions. Finalement, un bon patron donne l’exemple de relations positives au travail en ayant lui-même une bonne attitude et des relations positives avec ses employés.

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